26.12.09

Lettre ouverte à

Monsieur Nicolas Sarkozy

Président de la République Française

 

Monsieur le Président, je vous ai informé en date du 06 janvier 2009 de ma situation en vous demandant mon droit à l'euthanasie (voir copie de la lettre ci-après).

Comme il se doit, vous l'avez refusé.

Mais je me dois de vous informer qu'un an plus tard, aucune de mes tentatives de résolution de la problématique n'a abouti.

 

Beaucoup plus important, ma situation médicale, et mon niveau de dépendance lié à mon handicap se sont très nettement aggravés.

Au point qu’entre le 09 et le 21 décembre 2009, il a été nécessaire de pratiquer par trois fois mon évacuation médicalisée (intubé, ventilé) de mon domicile par le SAMU de Côte-d'Or, notamment vers les services de réanimation. Je ne peux malheureusement vous en rapporter les détails, du fait que je n'en n'ai aucun souvenir ni de la durée, ni du dérouler. Devant mon état d’inconscience puis du niveau de douleurs endurées, mon cerveau n'enregistrait plus les informations.

 

Si je me permets de vous saisir à nouveau dans ce dossier, cela est dû au fait que je me retrouve devant une situation d'urgence.

En effet, devant l'imbroglio administratif dans lequel je me retrouve (voir le mémoire de recours devant la Commission départementale des affaires sociales de Côte-d'Or, ci-joint), je vais me retrouver en date du 31 décembre 2009 sans aucune assistance pour les actes de vie essentiels, ainsi que pour les actes de vie courante jusqu'au lundi 4 janvier 2010 à 14h00, heure de reprise de service de mon auxiliaire de vie (intervenant dans le cadre de la prise en charges liées à la majoration tierce personne à 100 % de ma pension d'invalidité de 3ème catégorie). Et ce malgré l'enclenchement d'une procédure d'urgence dans le cadre du Plan de Compensation du Handicap (PCH) institué par la loi numéro 2005 - 102 du 11 février 2005.

Situation qui se renouvellera du vendredi 20h00 au lundi 14h00 pour les week-ends suivants, et pour tous les autres jours de la semaine de 20h00 à 14h00.

Je suis ouvert à toute solution pour le week-end du 31 décembre 2009 au lundi 4 janvier 2010, y compris dans un établissement hospitalier équipé et adapté pour m'accueillir, et ce à titre exceptionnel (quel beau programme pour un réveillon de Nouvel An !). Il est à mentionner que  mon appartement type logement à loyer modéré a été largement adapté à mon handicap, et ce à mes frais pour la majeure partie des travaux réalisés, malgré mes maigres ressources.

 

Il est à noter que je peux faire une crise à tout moment, et que si je n'ai pas l'assistance qui m'est nécessaire à ce moment-là, il se pourrait qu'elle soit la dernière.

 

Et pour finir, cela entraîne pour moi-même à une impossibilité d'assumer pleinement les charges sociétales et citoyennes qui sont les miennes, bien que celles-ci soit reconnues comme droits inaliénables garanties à tout citoyen de la République Française en situation de vie effective, tant par la Constitution de la République Française, que par la Charte Européenne des Droits Fondamentaux (CDEH).

Dans l’attente de vous lire, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.

Alain COCQ

Citoyen de la République Française

Chargé de Mission auprès du Collectif des Démocrates Français.

Fondateur et Porte Parole des Opérations Spéciales de Promotions du Monde du Handicap

 

2 décembre 2009

Monsieur le Président

De la C D A S

Immeuble Diapason

2, Place du Savoir

21000 DIJON

 

Lettre AR N° 1A01020384880

 

Objet : Recours sur décision de rejet

D’aide Sociale de service ménager

Madame/Monsieur,

Recours est fondé sur les éléments suivants :

Alors que la prise en charge est à compter du 1er décembre 2008, la décision a été prise en date du 12 novembre 2009 avec une notification en date du 26 novembre 2009, délai qui est manifestement abusif quant à la longueur de temps dans le rendu et la notification de décision. De plus, cela me crée, à mon corps défendant, une dette de plus de 6000 €.

Dans la notification, il est spécifié  la prise en compte de ma pension d'invalidité, de mon allocation supplémentaire dans l'invalidité, ainsi que le complément de revenu versé par la caisse d'allocations familiales. S'il est vrai que la pension d'invalidité, que l'allocation supplémentaire d'invalidité peut être prise en compte à titre de revenu,la prise en compte comme revenu du complément de ressources versé par la caisse d'allocations familiales est impropre et contraire à la loi 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

En effet cette loi stipule dans son article 16 -1son article 821 - 1 - 1 qu'il s’agit d'un complément de ressources versées aux bénéficiaires de l'allocation adulte handicapé au titre de l'article L2 121 – 1 dont la capacité de travail, apprécié par la commission mentionné à l’article L. 146 - 9 du code de l'action sociale et des familles, compte tenu de leur handicap inférieur un pourcentage fixé par décret.

Les conditions d’attributions sont :

·   Ne pas percevoir de revenus d'activités à caractère    professionnel propre depuis une durée fixée par décret.

·   Disposer d'un logement indépendant.

·   Percevoir l'allocation aux adultes handicapés, à taux plein, ou en complément d'un avantage vieillesse, d’invalidité ou d'une rente d'accident de travail.

De par la stipulation que la personne se doit d’être handicapé, en incapacité de travail, résider dans un hébergement indépendant, et est intégré dans le cadre de la loi sur la dépendance des personnes handicapées, cela démontre clairement qu'il ne s'agit pas d'un revenu mais d'une ressource compensatoire liée à une situation de handicap.

À ce titre l'article 15 de la même loi, l’article 272 du Code civil stipule dans la détermination des besoins et des ressources le juge ne prend pas en considération les  sommes versées au titre de la réparation des accidents de travail et les sommes versées au titre du droit à compensation d'un handicap.

Alors on s’étonne de la prise en compte, dans l’interprétation de la direction générale de l’action sociale que ce complément de ressource lié à une situation de handicap et à une situation de résidence soit considéré comme un revenu. L’article 821 -1- 1 du Titre II de livres III du code de la sécurité sociale est bien intégré dans la loi 11 février 2005 et il me semble que l’autorité administrative compétente outrepasse les droits que la loi impose même à un juge (Article 15 de la dite loi).

Parallèlement à cela, au vu que l'intervention service ménager pratiquée dans ce cadre est clairement séparée par la loi du 11 février 2005 de la compensation du handicap, comme inhérente à la prise en charge au titre de l'aide sociale, cela signifie clairement dans l'application pratique de cette décision et qu'au titre de ma majoration de tierce-personne de ma pension d'invalidité (Acte essentiel), mon auxiliaire de vie m’installera et m’assistera à manger le contenu d'une assiette vide. En effet, un intervenant au titre du service ménager a pour mission de préparer les repas, l’entretien des locaux, et du linge (Acte courant). L’ensemble des faits induits par cette décision entraînera un arrêt de l'alimentation d'une personne en grande faiblesse, ainsi que la transformation d’un logement décent et adapté à une situation de logement impropre à la résidence d’un grand invalide civil au titre de l’insalubrité. Ce qui implique au final  une atteinte à la dignité humaine.

 Il me semble que cela relève  de l'application de l'article 223 - 6 du code pénal sur le cadre de la jurisprudence de l'arrêt du 26 avril 1988 de la chambre criminelle de la Cour de Cassation.

Au vu de tous ces éléments, je vous prie d'invalider la décision du 12 novembre 2009 du conseil général de Côte- d’or, qui va de plus à l'encontre des droits créances garantis par l'article 11 préambule de 1948, de la charte européenne des droits de l'homme, et de la charte européenne des droits sociaux.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos sentiments distingués.

Alain COCQ

 

 

Pièces Jointes : Décision de Rejet (3 Pages)