Terence Stamp, l’acteur britannique de « Théorème » et « Priscilla, folle du désert », est mort à 87 ans publié par Le Point – Toute l’info en continu le
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En soixante ans de carrière, le magnétique Terence Stamp a traversé le cinéma en laissant derrière lui d’innombrables rôles marquants. Avec son visage tantôt angélique, tantôt démoniaque, l’acteur a été un peu le « David Bowie du cinéma ». Ce dandy décadent avait la beauté du diable avec son aspect androgyne, et son charisme a marqué toute une génération. Qualifié d’« Ange du bizarre », il était capable de glacer les sangs d’un seul regard en jouant un vilain très inquiétant. Il a tourné avec les plus grands. Mais aujourd’hui, cette figure emblématique du Swinging London vient hélas de nous quitter à l’âge de 87 ans.
Terence Stamp voit le jour le 22 juillet 1938 à Stepney, un quartier cockney à l’est de Londres. Issu d’une famille modeste de la classe ouvrière, il est l’aîné de cinq enfants. Sa mère est française et son père, anglais, travaille pour la marine marchande en conduisant des remorqueurs. Après avoir fait ses études, il commence par travailler dans des agences de publicité londoniennes. Puis, après avoir obtenu une bourse, il s’inscrit à la Webber Douglas Academy of Dramatic Art pour se former au métier d’acteur. De son côté, son frère Christopher découvre le groupe de rock britannique The Who et en devient le manageur !
Un premier rôle et une gloire fulgurante
Terence Stamp est révélé au cinéma en 1962 par Billy Budd. Il tient le rôle-titre dans ce film d’aventures réalisé par Peter Ustinov et interprète un jeune marin. « C’était mon tout premier long-métrage. J’avais 23 ans. C’est l’actrice canadienne Suzanne Cloutier, la femme de Peter Ustinov, qui avait été la maîtresse d’Orson Welles et de Gérard Philipe, qui a conseillé à son mari de m’engager après avoir vu mes essais. À la sortie du film, la gloire a été instantanée », raconte-t-il dans Studio Magazine en août 1999. Stamp obtient en effet le Golden Globe de la révélation masculine de l’année et une nomination au titre de meilleur acteur dans un second rôle à la cérémonie des Oscars pour cette œuvre tirée d’Herman Melville, le père de Moby Dick.
Il impose alors une image de dandy à l’écran comme à la ville, courant les soirées avec son ami Michael Caine, avec qui il partage un appartement à Wimpole Street, dans le centre de Londres, avant leur ascension vers la gloire. Entre 1961 et 1963, Terence vit une grande histoire d’amour avec l’actrice Julie Christie (qui inspirera les paroles de la chanson « Waterloo Sunset » au groupe The Kinks). On lui prête aussi des liaisons avec Joan Collins et Brigitte Bardot. Il revient au cinéma avec L’Obsédé (1965), un formidable huis clos de William Wyler où il incarne un collectionneur de papillons qui enlève et séquestre dans la cave de sa maison isolée une jolie étudiante (Samantha Eggar) dont il est tombé amoureux. La confrontation du ravisseur et de sa victime est fascinante dans ce portrait d’un homme sexuellement frustré. Sa prestation lui vaut le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes ! Une carrière internationale s’ouvre alors à lui.
Il enchaîne avec Modesty Blaise (1966), l’adaptation d’une BD par Joseph Losey. Une sorte de James Bond au féminin avec Monica Vitti. Après ce film pop au look kitsch, il est approché en 1967 par le producteur Harry Saltzman pour remplacer Sean Connery dans le rôle de 007 quand ce dernier déclare forfait après la sortie de On ne vit que deux fois (« Vous êtes le premier et le seul auquel nous pensons pour prendre la relève »). À la place de cette alléchante proposition, Stamp va quitter l’Angleterre et vivre pendant plusieurs années en Italie.
Antonioni, Fellini, Pasolini…
Si Michelangelo Antonioni lui avait promis le rôle principal dans Blow-Up, dont l’action devait se dérouler au départ en Italie, le cinéaste a changé d’avis et décidé finalement de tourner son film à Londres. Il vire à la dernière minute Terence Stamp et engage à la place David Hemmings dans le rôle du photographe de mode. Par chance, un autre grand cinéaste italien va faire appel à ses services. Et non des moindres : Federico Fellini ! En 1968, le maestro démarre les prises de vues de Toby Dammit, le troisième et meilleur segment d’un film à sketchs illustrant les Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe (les deux autres étaient signés par Roger Vadim et Louis Malle). Fellini choisit d’adapter Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable et offre à Terence Stamp le rôle d’une star de cinéma. Un acteur drogué et dépravé qui débarque à Rome pour tourner le premier western financé par l’Église catholique ! Au final, un chef-d’œuvre aux images baroques et psychédéliques (l’hallucinante virée nocturne de Toby Dammit en Ferrari). Un sommet d’effroi et de sensualité morbide.
Puis Terence se voit confier la vedette de Théorème (1968) de Pier Paolo Pasolini grâce à l’actrice Silvana Mangano qu’il a rencontrée à une terrasse de café, rue Via Frattina à Rome. Elle l’a recommandé en effet au sulfureux cinéaste. Dans Théorème, Stamp incarne un beau jeune homme, doux et silencieux, qui s’introduit dans la famille d’un riche industriel milanais. Une famille de la grande bourgeoisie dont il séduit tous les membres. Il couche en effet avec le père, la mère, le fils, la fille et la bonne ! Son personnage est un tentateur qui révèle à chacun ses désirs. Mais Pasolini est accusé de blasphème. Son film est attaqué en justice pour obscénité. Il soulève un scandale qui remonte jusqu’au Vatican. Cette parabole christique, qui a provoqué d’innombrables exégèses, connaîtra néanmoins le succès.
Le train loupé des seventies
Durant la décennie suivante, le comédien se fait plus rare. Sa carrière s’est brusquement arrêtée : plus d’appels, plus d’offres. « On m’avait tellement identifié aux années 1960 que, lorsque l’époque s’est achevée, je suis mort avec elles », a reconnu le comédien. On le voit dans Une saison en enfer (1971), où il joue Rimbaud et donne la réplique à Jean-Claude Brialy dans le rôle de son amant Verlaine. Mais, à la suite d’une rupture sentimentale difficile avec le mannequin Jean Shrimpton, Terence s’éloigne des caméras pendant des années. Il s’exile d’abord à Ibiza, puis se retire en Inde en 1977. À la recherche d’une forme de spiritualité, il s’initie au bouddhisme dans un ashram et part vivre ensuite au Japon avec une geisha. On le dit perdu.
Revenu aux affaires à la fin des années 1970, il endosse alors la panoplie du général Zod, l’un des vilains de Superman (1978) et Superman II (1980), avec Christopher Reeve. Sa carrière est aussitôt relancée. The Hit (1984), un polar philosophique de Stephen Frears, remet notamment sa carrière sur les rails. Dans ce road-movie, il joue Parker, un truand anglais qui a trahi ses complices et s’est caché en Espagne. Dix ans plus tard, un tueur à gages taciturne (John Hurt) et son jeune assistant (Tim Roth) sont chargés de le retrouver et de le supprimer. Mais Parker accepte son sort avec une étrange sérénité et reste zen. Stamp est remarquable dans cette réflexion sur la mort. En 1987, il incarne le rival fortuné du requin de la haute finance Gordon Gekko (Michael Douglas) dans Wall Street d’Oliver Stone et un prince dans Le Sicilien de Michael Cimino, d’après le roman de Mario Puzo.
De Star Wars à Walkyrie
Dans les années 1990, Stamp a aussi interprété Bernadette, une femme transsexuelle dans le délirant Priscilla, folle du désert (1994), qui raconte le périple de trois drag-queens de Sydney traversant, dans un vieux bus baptisé Priscilla, les grandes étendues sauvages du bush australien afin de monter un spectacle dans le désert. Elles croisent sur leur route des Aborigènes abasourdis et des ploucs homophobes. Follement drôle, cette comédie à paillettes est dotée de costumes extravagants et d’une bande-son disco débridée (Abba, Village People, Gloria Gaynor). Attachant et émouvant, Terence Stamp est extraordinaire dans la peau de cette femme transgenre. « Il oubliait très vite son personnage pour draguer toutes les femmes de l’équipe », révélera le réalisateur Stephan Elliott.
L’acteur trouve aussi l’un de ses meilleurs rôles dans L’Anglais (1999), un polar dans lequel il joue un homme qui, après neuf ans de prison en Angleterre, débarque à Los Angeles pour venger la mort de sa fille assassinée. Pour montrer le passé de ce personnage dans des flash-back, le réalisateur Steven Soderbergh a eu l’astucieuse idée d’utiliser des extraits de Pas de larmes pour Joy (1967), le premier long-métrage de Ken Loach où Terence apparaît jeune !
À l’aube des années 2000, l’icône du Swinging London devient un second (ou troisième) couteau dans des blockbusters ou des superproductions hollywoodiennes. Il est promu Chancelier suprême du Sénat galactique par George Lucas dans Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (1999). « C’est tout de même excitant d’être le maître de l’Univers », remarque Stamp en parlant de son personnage Valorum.
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Il apparaît également dans un film français où il donne brillamment la réplique à Charlotte Gainsbourg : la comédie Ma femme est une actrice (2001), interprétée et réalisée par Yvan Attal. Retenons aussi, dans les années 2000, Walkyrie (2008) de Bryan Singer, qui retrace en détail l’élaboration d’un complot pour assassiner Adolf Hitler, organisé en 1944 par le colonel borgne Claus von Stauffenberg (Tom Cruise) et des dizaines d’opposants au régime nazi – dont le général allemand joué par Stamp. Malgré un dénouement connu (ce coup d’État politique et militaire a échoué), le suspense est prenant de bout en bout.
L’acteur tourne enfin à deux reprises avec Tim Burton dans Big Eyes (2014) et Miss Peregrine et les Enfants particuliers (2016). Il achève sa carrière en 2021 avec un fascinant film fantastique d’Edgar Wright, Last Night in Soho. Bref, ce working class hero d’une élégance sans égale a vécu une existence totalement folle. Ce gentleman peut désormais reposer en paix.
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Bibliographie :
Dictionnaire de la France moderne.,(la couverture) .
Photographie/Personnalités/B/Alexei Brodovitch.,Fiche du livre. Disponible sur internet.
Tribologie/Bibliographie.,Pour en savoir plus.

