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Actualités france: à la veille du scrutin, Recep Tayyip Erdogan combatif et confiant

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La campagne touche à sa fin en Turquie. Les électeurs voteront demain 14 mai pour un scrutin présidentiel et législatif que les sondages prédisent serré. À la veille du vote, les candidats et leurs équipes sont encore en train de chercher des voix, mobilisateurs des électeurs. Le président sortant, candidat à sa réélection, Recep Tayyip Erdogan, tient deux rassemblements de campagne à Istanbul ce samedi. Malgré des sondages recommandés, le camp présidentiel veut croire en sa victoire.

Avec notre envoyé spécial à Istanbul, Guilhem Delteil

À Ümraniye, quartier de la rive asiatique d’Istanbul, Recep Tayyip Erdoğan a pu mesurer sa popularité dans une partie de la population. Des milliers de Turcs s’étaient rassemblés, des drapeaux turcs à la main, ou orange et bleu foncé aux couleurs de l’AKP, le parti du président sortant ; les riverains à leurs fenêtres ou sur leurs balcons pour voir passer le convoi du candidat ; des parents venus avec leurs enfants. Certains de ses partisans ont traversé les cours des immeubles, enjambé les clôtures pour accéder au lieu du rassemblement. D’autres étaient montés dans les arbres pour être sûrs de pouvoir l’apercevoir.

Une politique vantée à la foule

À Ümraniye, la popularité de Recep Tayyip Erdogan reste très élevée. De gigantesques portraits de lui ont été réalisés sur les façades des immeubles voisins, les couleurs de son parti sont omniprésentes dans les rues. Certes, son arrivée avait été préparée, mais dans ce quartier, la présence de l’opposition est plus discrète que celle de l’AKP. Et ses partisans lui affichent un soutien sans faille, saluant un dirigeant fort ayant su, à leurs yeux, défendre les intérêts de la Turquie.

C’est donc devant une place pleine que le président sortant à pris la parole. Pendant près d’une heure, Recep Tayyip Erdogan s’est montré à la fois combatif et confiant. Il a harangué ses partisans, vanté son bilan des vingt dernières années. Sa politique, assure-t-il, aura encore des effets dans 100 ans.

Il a aussi accusé l’opposition d’être liée au coup d’État manqué de 2016, affirmant qu’il ne céderait pas le pays à des gens qu’il était qualifié de « terroristes ».« Au revoir Kemal » un scandé Recep Tayyip Erdogan en référence à son principal adversaire, Kemal Kilicdaroglu. Un slogan repris par la foule.

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