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Actualités françaises: comprendre la génération Z malgache #France

comprendre la génération Z malgache publié par Le Point – Toute l’info en continu le

Nous révélons un tout nouvel éditorial qui va étendre notre revue de presse sur « Actualité française ».

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Pour comprendre un pays et son peuple, il faut parler sa langue. Pour appréhender la situation qui sévit à Madagascar, il nous faut comprendre le terme « génération Z », le cœur même des évènements qui secouent actuellement le pays, dans une optique purement malgache, en interrogeant avant tout les mots. Quel mot pour dire Génération Z en langue malgache ?

Pour trouver la réponse, il faut saisir la société malgache non pas suivant un raisonnement générationnel, qui ne touche pas son essence, mais suivant un raisonnement lignager. La société malgache peut se diviser en trois : les « ancêtres » ou « razana », les « parents » ou « ray-aman-dreny » et les « enfants » ou « zanaka ». Ces derniers eux-mêmes se divisent en deux générations qui sont les « aînés » ou « zoky » et les « cadets » ou « zandry ». Les « zandry », comme le « Z », dernière lettre de l’alphabet latin, sont donc les derniers de la lignée. En partant de ce raisonnement, la « génération Z » est la génération des « cadets » ou « zandry ».

La révolution des « zandry »

Le statut et le rôle des « zandry » peuvent être cristallisés par un proverbe malgache qui dit « Manan-joky afaka olan-teny, manan-jandry afaka olan’entana » ou « Qui a ainé ne souffre nulle parole, qui a cadet ne souffre nul fardeau ». De sorte que le cadet, le « zandry », ne doit jamais prendre la parole devant « l’aîné », le « zoky », au risque de réveiller le « tsiny », sorte de malédiction qui n’a pas son équivalent en français. Ce « tsiny » se conjure par une formule. Avant de prendre la parole, le « zandry », le « Z » doit dire ceci : « Miala tsiny, Miala fondro », et dès que le « zoky » la lui concède, le « tsiny » disparaît, sinon il retombe et fissure non seulement le « zoky » mais toute la société par le « fifanomezantsiny » ou les accusations.

Sur le terrain, voici ce que répètent les manifestants de la Gen Z, ce qu’ils supplient à genoux : « Omeo falalahana izahay hiteny », ou « cédez-nous la parole s’il vous plaît », une manière pour eux de se réapproprier et d’élever à un rang jamais encore égalé le « fialantsiny », la formule pour se prémunir du « tsiny ». Le « tsiny » devrait disparaître, mais des ainés refusent de céder la parole à tort, pire des « ray-aman-dreny », des parents, monopolisent la parole. Pire, des « ray-aman-dreny » et « zoky », des aînés, répondent par la violence, par l’envoi de groupes meurtriers. La malédiction tombe, en nous acculant aux accusations les plus incisives, le « tsiny » divise la société. Le « fifanomezantsiny » menace de nous réduire en miettes.

Écouter les cadets pour apaiser le « tsiny »

Comment s’en sortir ? Faire taire les plus jeunes, en espérant museler les accusations et risquer de raviver le « tsiny » ? Il faudrait plutôt que les « aînés » (zoky) et les « parents » (ray-aman-dreny) fassent preuve de sagesse et d’humilité. Il faut qu’ils écoutent leurs « cadets » (zandry) et alors, seulement, le « tsiny » disparaîtra. Eux qui ont le « devoir de parole » (olan-teny), incarnés par les politiciens, la présidence, le sénat, les officiers, etc., jouent-ils réellement leur rôle ? Le déséquilibre n’est-il pas de trop, leur « parole » (teny) devenue tyrannique et l’« entana » des « cadets » (zandry) devenu infernal ? D’où provient en réalité le « tsiny », de la prise de parole « non autorisée » (manifestations interdites) des « cadets » (zandry), ou de l’abus d’imposition de la parole des « aînés » (zoky) et des « parents » (ray-aman-dreny) ? Jusqu’au silence, jusqu’aux larmes des bombes lacrymogènes ?


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Tout cela ne se résoudra que si l’« ordre de la parole et de l’écoute » (hasin-teny) se rétablit. Alors seulement, le « tsiny » disparaîtra. Pour conclure, je me dédis et j’affirme que le mouvement de la Gen Z est bel et bien une révolution pour le cas de Madagascar. Une révolution au sens strict, c’est-à-dire un tour complet qui part de soi et qui revient sur soi. Car ce mouvement nous oblige à nous regarder en face. Épreuve de lucidité, la crise actuelle nous demande si nous sommes prêts à assumer qui nous sommes.
 

* Élie Ramanankavana (né en 1995 à Antananarivo) est poète, critique littéraire et journaliste culturel malgache. Lauréat du prix No’O Cultures 2023 pour la critique d’art, il est l’auteur de recueils de poésie comme Encre et Lumière et Mille naissances pour quelques morts (2024).


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